Notre ambition maritime pour sauver la pêche catalane

Les marins-pêcheurs de la côte catalane ont exposé leur graves problématiques à nos représentants Alexis Abat et Georges Francès, depuis début mars, à Saint-Cyprien, Canet et  Le Barcarès. Si rien n’est fait pour leur transmission, les petits métiers de la mer et des étangs de Canet-Saint-Nazaire et Salses-Saint-Hippolyte-Le Barcarès mourront. Leur disparition concernerait une communauté humaine importante, porteuse d’économie et de dynamisme sur notre littoral.

Notre force politique, porteuse d’une forte ambition maritime pour le territoire, constate que les formations liées à la pêche et à l’aquaculture sont centralisées en Languedoc, tandis que le Lycée Rosa Luxemburg de Canet-en-Roussillon se limite au Bac Professionnel Nautisme. Parallèlement, le service des Affaires maritimes de Port-Vendres est promis au déménagement. La centralisation encouragée par la région «Occitanie» marginalise le Pays Catalan, politiquement et économiquement. En outre, le schéma régional d’aménagement du littoral prévoit de soutenir l’aquaculture en haute mer et la pisciculture dans les étangs. La région «Occitanie» a reçu pour cela 12,2 millions d’euros de fonds européens, mais les conseillers régionaux et départementaux, ainsi que nos députés des circonscriptions II et IV, du Barcarès à Cerbère, ont négligé cette manne. Au final, l’Hérault et le Gard comptent 470 entreprises dédiées, contre 40 ici. Les entreprises occitanes profitent de fonds européens dont les entreprises catalanes sont privées !

NOS PROPOSITIONS POUR LA FILIÈRE PÊCHE

Pour sauver les métiers de la mer, nous proposons une Coopérative de la Pêche Catalane défendant les intérêts de la filière. Nous suggérons un label qualité « Littoral Pays Catalan » certifiant la reconnaissance, la chaîne du froid et les circuits courts. Il est aussi nécessaire de doter le Lycée de Canet de formations «pêche et aquaculture» et d’instaurer un service public rassemblant la gendarmerie maritime, les douanes et les affaires maritimes. Notre ambition maritime comporte aussi un pôle d’accompagnement de projets d’aquaculture en haute mer, ainsi qu’un Musée de la Mer et de ses savoirs-faire.