Le Pays Catalan n’est pas le paillasson de Toulouse et Barcelone !

16901714_1715913645366024_933511093_nLe président de la Catalogne, Carles Puigdemont, et la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, se sont réunis dimanche 19 février à Narbonne. Les deux interlocuteurs ont abordé les partenariats économiques et culturels, mais ils ont évité d’évoquer le Pays Catalan de France, bafoué par une Occitanie qui lui impose son nom, sa vision économique et son drapeau. Mme Delga a même eu le culot d’affirmer, au sujet des réfugiés : « il faut respecter l’altérité, la considérer comme une richesse, non une menace » ! La comtesse occitane préfère donc quelques dizaines de migrants aux 460.000 habitants d’un territoire millénaire. Pour sa part, en ne nous citant pas, M. Puigdemont a démontré l’abandon de la Catalogne du Sud à notre égard. Egoïstement, nos voisins indépendantistes souhaitent donner des garanties à la République en éliminant jusqu’à l’existence de la Catalogne française ! Dans son renoncement, la Generalitat compromise avec l’Occitanie dépasse le mépris pour nous réserver son indifférence.

Toulouse et Barcelone : « Pays Catalan ? Connais pas ! »

Ensemble, la Catalogne du Sud et l’Occitanie s’essuient sur le Pays Catalan, transformé en paillasson politique pour des intérêts qui ne le concernent pas. Dans ces conditions, sans rupture avec Barcelone, nous prenons nos responsabilités. Plus que jamais auparavant se pose la question de l’avenir institutionnel de notre territoire, nié par Barcelone comme par Toulouse. Notre projet politique vise à offrir au Pays Catalan de France la meilleure formule territoriale et juridique adaptée à ses besoins. Une Collectivité Territoriale Unique (CTU), proposée par l’article 72 de la constitution, est la solution répondant à nos caractéristiques économiques, sociales, géographiques et culturelles. Ce projet institutionnel, parfaitement distinct des visées indépendantistes de la Catalogne du Sud, l’est aussi de l’Occitanie. Face à l’indignité des institutions de Toulouse et de Barcelone, Perpignan mérite une prise en main historique. Oui au Pays Catalan (OPC) est le mouvement politique qui portera ce projet, jusqu’à sa concrétisation.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.